La Convention Internationale des Droits de l’Enfant redouble

CIDE website

Le 20 novembre 1989, l’Assemblée Générale des Nations Unies adoptait la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE), le premier texte juridique international qui oblige les Etats parties à faire respecter les droits des enfants et notamment à les protéger de toute forme d’exploitation.

Aujourd’hui, tous les Etats de la planète ont ratifié la CIDE, à l’exception de la Somalie, du Soudan du Sud et des Etats-Unis. Pourtant, bien qu’ayant ratifié le traité, certains Etats parties continuent à porter atteinte aux droits des enfants. Les violations sont nombreuses : peine de mort pour des crimes commis par des mineurs, législation contre l’exploitation sexuelle obsolète ou inexistante, inaction face à des pratiques inacceptables (mariages précoces, travail forcé, non scolarisation des filles, prostitution des enfants…).

Article 34 : la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants

La lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants est l’un des engagements prévus dans la Convention, à son article 34. Quelques exemples témoignent des manquements et difficultés rencontrés dans la réalisation de la protection des enfants contre l’exploitation sexuelle:

En France, moins de 10 ressortissants sont confrontés à la justice française chaque année pour des cas présumés d’exploitation sexuelle ou d’abus sexuels d’enfants commis à l’étranger (ECPAT). Cela témoigne de l’impunité dont bénéficient les abuseurs jouant des législations nationales obsolètes, de la corruption ou des difficultés de coopération entre les Etats.

Au Royaume-Uni, l’existence d’un présumé réseau pédophile impliquant certains membres du Parlement dans les années 70 à 90 a mis plus de vingt ans à remonter au système judiciaire.

Au Japon, la législation autorise toujours l’obtention, la production et la distribution de mangas à caractère pédopornographique.

En Inde, certaines traditions locales font que dans le pays ait lieu un tiers des mariages précoces de la planète qui en compte 14 millions par an (UNICEF).

A Madagascar, suite aux diverses crises politiques et à la déliquescence de l’Etat, la prostitution des enfants est devenue endémique (ONU).

Ces 25 dernières années ont permis de renforcer les législations, notamment extraterritoriales, dans la plupart des pays ainsi qu’un début de prise de conscience collective concernant la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants. Cependant, les Etats parties doivent redoubler d’efforts pour faire appliquer la législation, encourager la sensibilisation de ses citoyens et représentants et rendre justice aux jeunes victimes.

  • Accédez au texte intégral de la Convention, et notamment à l’article 34 portant sur l’engagement des Etats parties à protéger l’enfant contre toutes les formes d’exploitation sexuelle et de violence sexuelle.
  • Cliquez ici pour en savoir plus sur les lois extraterritoriales, leurs applications et les recommandations du réseau ECPAT.

 

 

 

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