Europe

En Europe, le réseau ECPAT est présent dans plus de 20 pays. Au niveau national, des associations membres développent des projets de protection de l’enfance ainsi que des campagnes de sensibilisation du grand public, notamment les potentiels voyageurs. L’année 2014 représente une véritable tournant pour ECPAT au niveau européen. En effet, cette année, 16 associations ont décidé d’unir leurs forces autour du projet « Don’t Look Away! » (Ne détournez pas le regard!).

Projet « Don’t Look Away! » (Ne détournez pas le regard!)

logo_Don t look away

Coordonné par ECPAT France, le projet « Ne détournez pas le regard! » a été planifié en collaboration avec cinq autres pays du réseau ECPAT: l’Allemagne, l’Autriche, les Pays-Bas, La Pologne et le Luxembourg. Le projet s’appuie à différents niveaux sur des associations partenaires de la protection de l’enfance dans 10 autres pays européens (la Belgique, la Bulgarie, l’Espagne, l’Estonie, l’Italie, la République tchèque, la Roumanie, le Royaume-Uni, l’Ukraine et la Suisse), cinq pays du continent africain (l’Afrique du Sud, la Gambie, le Kenya, Madagascar et le Sénégal) et le Brésil. Ce projet d’une durée de trois ans se compose de deux campagnes de sensibilisation, d’études de terrain pour mieux cerner la problématique de l’exploitation sexuelle des enfants, et de séminaires d’échanges de bonnes pratiques entre acteurs de la protection de l’enfance (associations, services de police spécialisés, institutions publiques et entreprises du secteur touristique).

UNE CAMPAGNE DE SIGNALEMENT DE CAS D’ABUS SEXUELS DANS LES VOYAGES ET LE TOURISME

Affiche signalement

En collaboration avec les polices européennes spécialisées dans la lutte pour la protection de l’enfance, le réseau ECPAT a mis en place une plateforme européenne de signalement de cas d’abus sexuels sur enfants. Cette plateforme, sous la forme d’un formulaire en ligne disponible dans une dizaine de langues, permettra à toute personne témoin d’un cas suspect ou avéré de partager son témoignage avec les polices nationales correspondantes et faciliter ainsi le démarrage d’enquêtes judiciaires. Cette procédure, adaptée au contexte des abus sexuels commis en dehors des frontières européennes, cherche à promouvoir la participation responsable des touristes, à mieux poursuivre les abuseurs d’enfants et à faciliter l’accès à la justice des mineurs victimes. La plateforme de signalement est accessible à l’adresse www.reportchildsextourism.eu avec une simple connexion à Internet et une application mobile est de même téléchargeable sur Google Play.

UNE CAMPAGNE DE SENSIBILISATION DANS LE CADRE DE LA COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2014

Cette campagne vise à informer les voyageurs, en particulier les supporters européens, qui se rendront à la Coupe du Monde de football 2014 au Brésil sur la législation concernant le recours à la prostitution de mineurs, les conséquences pour les enfants victimes et les risques prostitutionnels liés à un contexte festif et exotique. Avec le soutien financier de l’Union européenne et le SESI (Service Social de l’Industrie du Brésil), dans chaque pays concerné, les associations membres du réseau ECPAT relaient les messages de sensibilisation et diffusent la campagne auprès des médias afin que le plus grand nombre de potentiels touristes prenne conscience de l’ampleur du phénomène et des risques sur place.

Le lien entre exploitation sexuelle des mineurs et les grands événements sportifs

Affiche de sensibilisation

La hausse de l’exploitation sexuelle des enfants (- 18 ans) n’est pas directement liée à la célébration de la Coupe du Monde de football mais les risques sont bien réels car les supporters de football ne constituent pas particulièrement un groupe de potentiels abuseurs. Cependant, par manque d’information et de réflexes à avoir, de  ceux-ci pourraient se retrouver dans des situations imprévues et risquées. L’ambiance festive et exotique, les préjugés culturels, le sentiment d’impunité lié à l’anonymat dans le pays étranger et le désir de « nouvelles expériences » contribuent à favoriser le passage au recours à la prostitution de mineurs de moins de 18 ans. Parfois même, les touristes abuseurs ne sont pas au courant ou bien préfèrent ne pas se poser de questions sur l’âge des jeunes en situation de prostitution.

Les footballeurs Juninho et Kaká soutiennent la campagne

JuninhoKaká

Les joueurs de football brésiliens Kaká et Juninho s’unissent à cette campagne en lançant un message commun de prévention: « Pendant la Coupe du Monde de football, restez un supporter responsable ». Ces deux stars du football international ont décidé de s’engager aux côtés d’ECPAT et du SESI (Service Social de l’Industrie du Brésil) en prêtant leur image facilitant ainsi la diffusion des messages de sensibilisation auprès des supporters en Europe et au Brésil.

Les facteurs qui comportent une hausse des risques prostitutionnels lors de la Coupe du Monde de football 2014 sont les suivants: L’arrivée de 600 000 touristes étrangers et de 3 millions de touristes brésiliens (selon les estimations du gouvernement brésilien) peut entraîner une hausse proportionnelle du nombre d’abuseurs potentiels.  La présence de nombreux enfants en situation de prostitution au Brésil, 250 000 selon les estimations de la police fédérale brésilienne en 2011, combinée avec l’arrivée massive de touristes, peut alimenter les risques prostitutionnels.  L’écart de niveau de vie entre la population locale et les touristes (étrangers en particulier) peut générer une triste opportunité financière pour des familles et des enfants vivant dans une situation de grande vulnérabilité. 

Les lois extraterritoriales françaises et européennes

La France, ainsi que la plupart des pays européens, a adopté des lois extraterritoriales qui permettent de poursuivre et de condamner des nationaux, ou des résidents habituels sur le territoire français, auteurs d’abus sexuels commis sur des mineurs hors du territoire national. Ainsi, un abuseur pourra être poursuivi à son retour de voyage s’il n’a pas été confronté à la justice sur les lieux du crime. Les peines prévues par le Code pénal français pour des actes de recours à la prostitution enfantine vont de 3 à 7 ans de prison. Malgré cette législation extraterritoriale, le nombre d’enquêtes et de poursuites reste minime, bien souvent à cause d’une absence de signalement de la part de témoins.

Des supports de sensibilisation à disposition des institutions, entreprises et journalistes

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L’impact de cette campagne dépend des associations partenaires associées au projet mais aussi des institution publiques, du secteur touristique et des médias. Dans une dynamique d’ample diffusion, ECPAT met à disposition des entreprises et des journalistes des kits numériques de communication qui comprennent des affiches de la campagne, un dépliant de sensibilisation, une carte postale contenant les principaux messages à transmettre au public, des bannières Web, des spots vidéo adaptés à la télévision et aux réseaux numériques et des spots radio de 30 secondes.

Un premier kit est accessible sur le lien suivant: http://bit.ly/1ayLqYg

Dépliant de sensibilisation

Carte postale de sensibilisation

Un deuxième kit intégrant les images de Juninho et Kaká est aussi disponible sur le lien suivant: http://bit.ly/1duP2MX

JuninhoKaká

DES ÉTUDES DE TERRAIN POUR MIEUX CERNER LA PROBLÉMATIQUE

Kenya Réalisées par des consultants externes et indépendants spécialisés dans la protection de l’enfance, ces études de terrain permettent de mieux comprendre les différents contextes dans lesquels sévit l’exploitation sexuelle des enfants dans les voyages et le tourisme et de formuler des recommandations afin de répondre d’une façon adaptée aux problématiques rencontrées. Ces études sont réalisées dans cinq pays du continent africain: la Gambie, le Kenya, Madagascar, le Sénégal et l’Afrique du Sud. Une fois finalisées, un rapport sera présenté aux autorités locales, aux associations de la protection de l’enfance ainsi qu’aux acteurs du secteur touristique présents dans les pays concernés. Ces rapports constituent un outil important de plaidoyer auprès des institutions publiques et du secteur privé pour qu’ils assument leur responsabilité dans la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants dans les voyages et le tourisme. De plus, les études menées sur le terrain joueront un rôle essentiel pour la mise en place de procédures et mécanismes de signalement adaptés au pays, en complément de la plateforme européenne de signalement développée en Europe.

Brésil

Carte Oiapoque Le Brésil possède près de 202 millions d’habitants dont 28.9 % sont âgés de moins de 18 ans. 8.3 % des enfants brésiliens âgés de 5 à 14 ans sont victimes d’exploitation dans le travail (Données UNICEF – 2015).

Le Brésil a ratifié plusieurs Conventions et Protocoles afin de renforcer sa politique de lutte contre l’Exploitation Sexuelle des Enfants à des fins Commerciales (ESEC) et ainsi promouvoir les droits des enfants à l’échelle nationale :

  • Le 24 septembre 1990, le Brésil a ratifié la Convention internationale des droits de l’enfant des Nations Unies (1989).
  • Le 29 janvier 2004, le Brésil a ratifié le Protocole additionnel à la CIDE contre la criminalité organisée et visant à prévenir, réprimer, et punir la traite des personnes, « Protocole de Palerme » (2000).
  • Le 8 novembre 2004, le Brésil a ratifié le Protocole facultatif à la CIDE concernant la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants (2000).

Brésil_Ne détournez pas le regardDepuis janvier 2015, ECPAT France intervient à Oiapoque afin de renforcer les initiatives et les systèmes locaux de protection de l’enfance existant. A cet effet, ECPAT France accompagne l’équipe locale de l’association DPAC Fronteira (Desenvolvimento, Prevençao, Acompanhamento e Cooperaçao de Fronteira), dans la réalisation de diverses activités, afin de prévenir les risques d’exposition à toute forme d’exploitation, et ainsi améliorer les conditions de vie des jeunes et des familles les plus vulnérables de la région.

  Télécharger la fiche projet:  Fiche projet Oiapoque (Brésil)      

Tanzanie

Tanzanie

La Tanzanie possède près de 50 millions d’habitants dont 49 % sont âgés de moins de 18 ans. La proportion d’enfants non scolarisés au niveau primaire est de 2 %, et 21.1 % des enfants tanzaniens âgés de 5 à 14 ans sont victimes d’exploitation dans le travail (Données UNICEF – 2015).

La Tanzanie a ratifié plusieurs Conventions, Chartes et Protocoles afin de renforcer sa politique de lutte contre l’Exploitation Sexuelle des Enfants à des fins Commerciales (ESEC) et ainsi promouvoir les droits des enfants à l’échelle nationale :

  • Le 10 juin 1991, la Tanzanie a ratifié la Convention internationale des droits de l’enfant des Nations Unies (1989).
  • Le 16 mars 2003, la Tanzanie a ratifié la Charte Africaine des droits et du bien-être de l’enfant (1990).
  • Le 24 avril 2003, la Tanzanie a ratifié le Protocole facultatif à la CIDE concernant la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants (2000).
  • Le 24 mai 2006, la Tanzanie a ratifié le Protocole additionnel à la CIDE contre la criminalité organisée et visant à prévenir, réprimer, et punir la traite des personnes, « Protocole de Palerme » (2000).

TanzanieECPAT France travaille en partenariat avec l’association Mapambano Center for Children Rights, une association créée en 1987 qui œuvre pour le respect des droits de l’enfant en Tanzanie. ECPAT France accompagne ainsi l’association dans diverses activités, telle que la réinsertion scolaire des enfants exclus du système éducatif traditionnel, afin de prévenir les risques d’exploitation sexuelle.

Téléchargez nos fiches projets :

Fiche projet Tanzanie _Mapambano

 

 


 

Rwanda

RwandaLe Rwanda possède près de 12 millions d’habitants dont 49 % sont âgés de moins de 18 ans. La proportion d’enfants non scolarisés au niveau primaire est de 1 %, et 28.5 % des enfants rwandais âgés de 5 à 14 ans sont victimes d’exploitation dans le travail (Données UNICEF – 2015).

Le Rwanda a ratifié plusieurs Conventions, Chartes et Protocoles afin de renforcer sa politique de lutte contre l’Exploitation Sexuelle des Enfants à des fins Commerciales (ESEC) et ainsi promouvoir les droits des enfants à l’échelle nationale :

  • Le 24 janvier 1991, le Rwanda a ratifié la Convention internationale des droits de l’enfant des Nations Unies (1989).
  • Le 11 mai 2001, le Rwanda a ratifié la Charte Africaine des droits et du bien-être de l’enfant (1990).
  • Le 14 mars 2002, le Rwanda a ratifié le Protocole facultatif à la CIDE concernant la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants (2000).
  • Le 26 septembre 2003, le Rwanda a ratifié le Protocole additionnel à la CIDE contre la criminalité organisée et visant à prévenir, réprimer, et punir la traite des personnes, « Protocole de Palerme » (2000).

20121123_131027Depuis 2011, ECPAT France soutient l’association Point d’écoute, et l’accompagne dans la mise en place d’activités visant à prévenir et réduire les pratiques à risque d’exploitation, à réintégrer les enfants et les adolescents dans leur environnement familial, à faciliter leur (ré)insertion scolaire ou socioéconomique, et à sensibiliser la communauté locale sur les thématiques liées à l’ESEC.

Kenya

Kenya

Le Kenya possède près de 45 millions d’habitants dont 47 % sont âgés de moins de 18 ans. La proportion d’enfants non scolarisés au niveau primaire est de 17 %, et 26 % des enfants kényans âgés de 5 à 14 ans sont victimes d’exploitation dans le travail (Données UNICEF – 2015).
Le Kenya a ratifié plusieurs Conventions, Chartes et Protocoles afin de renforcer sa politique de lutte contre l’Exploitation Sexuelle des Enfants à des fins Commerciales (ESEC) et ainsi promouvoir les droits des enfants à l’échelle nationale :
  • Le 30 juillet 1990, le Kenya a ratifié la Convention internationale des droits de l’enfant des Nations Unies (1989).
  • Le 25 juillet 2000, le Kenya a ratifié la Charte Africaine des droits et du bien-être de l’enfant (1990).
  • Le 8 septembre 2000, le Kenya a signé le Protocole facultatif à la CIDE concernant la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants (2000) sans toutefois le ratifier.  
  • Le 5 janvier 2005, le Kenya a adhéré au Protocole additionnel à la CIDE contre la criminalité organisée et visant à prévenir, réprimer, et punir la traite des personnes, « Protocole de Palerme » (2000).

DSC00633Depuis 2011, ECPAT France soutient Undugu Society of Kenya dans la mise en place de groupes d’entraide composés de jeunes filles en situation de prostitution à Nairobi. En 2015, des actions de plaidoyer ont également été renforcées grâce à un nouveau partenariat conclu avec l’association locale ANPCCAN.

 

Ouganda

Ouganda

L’Ouganda possède près de 38 millions d’habitants dont 53 % sont âgés de moins de 18 ans. La proportion d’enfants non scolarisés au niveau primaire est de 9 %, et 16.3 % des enfants ougandais âgés de 5 à 14 ans sont victimes d’exploitation dans le travail (Données UNICEF – 2015).

L’Ouganda a ratifié plusieurs Conventions, Chartes et Protocoles afin de renforcer sa politique de lutte contre l’Exploitation Sexuelle des Enfants à des fins Commerciales (ESEC) et ainsi promouvoir les droits des enfants à l’échelle nationale :

  • Le 17 août 1990, l’Ouganda a ratifié la Convention internationale des droits de l’enfant des Nations Unies (1989).
  • Le 17 août 1994, l’Ouganda a ratifié la Charte Africaine des droits et du bien-être de l’enfant (1990).
  • En 2000, l’Ouganda a signé le Protocole additionnel à la CIDE contre la criminalité organisée et visant à prévenir, réprimer, et punir la traite des personnes, « Protocole de Palerme » (2000) sans toutefois le ratifier.  
  • Le 30 novembre 2001, l’Ouganda a ratifié le Protocole facultatif à la CIDE concernant la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants (2000).

IMG_1214ECPAT France accompagne l’association locale UYDEL (Uganda Youth Development Link)  dans la mise en œuvre d’activités de réinsertion des jeunes filles et garçons exposés ou en situation de prostitution à Kampala. En parallèle, notre partenaire UCRNN (Uganda Child Rights NGO Network, représentant du réseau ECPAT en Ouganda) coordonne un groupe de travail composé d’acteurs issus de la société civile pour réviser le cadre normatif relatif à la protection de l’enfance.

 

Niger

niger15 Le Niger possède près de 18 millions d’habitants dont 54% sont âgés de moins de 18 ans. La proportion d’enfants non scolarisés au niveau primaire est de 36 %, et 30.6 % des enfants nigériens âgés de 5 à 14 ans sont victimes d’exploitation dans le travail (Données UNICEF – 2015).

Le Niger a ratifié plusieurs Conventions, Chartes et Protocoles afin de renforcer sa politique de lutte contre l’Exploitation Sexuelle des Enfants à des fins Commerciales (ESEC) et ainsi promouvoir les droits des enfants à l’échelle nationale :

  • Le 30 septembre 1990, le Niger a ratifié la Convention internationale des droits de l’enfant des Nations Unies (1989).
  • Le 13 juillet 1999, le Niger a ratifié la Charte Africaine des droits et du bien-être de l’enfant (1990).
  • Le 30 septembre 2004, le Niger a ratifié le Protocole additionnel à la CIDE contre la criminalité organisée et visant à prévenir, réprimer, et punir la traite des personnes, « Protocole de Palerme » (2000).
  • Le 26 octobre 2004, le Niger a ratifié le Protocole facultatif à la CIDE concernant la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants (2000).

NigerDepuis 2011, ECPAT France travaille en partenariat avec l’Association Nigérienne pour le Traitement de la Délinquance et la prévention du crime (ANTD), et l’accompagne dans la mise en place d’une stratégie de prévention des risques d’exploitation sexuelle et de traite des enfants, mais aussi de protection des enfants en situation de prostitution dans la ville de Niamey.  

 

 

 

 

 

 

Burkina Faso

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Le Burkina Faso possède près de 17 millions d’habitants dont 50 % sont âgés de moins de 18 ans. La proportion d’enfants non scolarisés au niveau primaire et de 33 %, et 39.2 % des enfants burkinabés âgés de 5 à 14 ans sont victimes d’exploitation dans le travail (Données UNICEF – 2015).

Le Burkina Faso a ratifié plusieurs Conventions, Chartes et Protocoles afin de renforcer sa politique de lutte contre l’Exploitation Sexuelle des Enfants à des fins Commerciales (ESEC) et ainsi promouvoir les droits des enfants à l’échelle nationale :

  • Le 31 août 1990, le Burkina Faso a ratifié la Convention internationale des droits de l’enfant des Nations Unies (1989).
  • Le 8 juin 1992, le Burkina Faso a ratifié la Charte Africaine des droits et du bien-être de l’enfant (1990).
  • Le 15 mai 2002, le Burkina Faso a ratifié le Protocole additionnel à la CIDE contre la criminalité organisée et visant à prévenir, réprimer, et punir la traite des personnes, «Protocole de Palerme» (2000).
  • Le 31 mars 2006, le Burkina Faso a ratifié le Protocole facultatif à la CIDE concernant la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants (2000).

HAA_OUAGA_075ECPAT France joue ainsi un rôle de coordination et de transfert de compétence à destination du bureau local crée en 2012 à Ouagadougou. Ses actions visent principalement à mobiliser et former les acteurs locaux de la protection de l’enfance afin qu’ils comprennent, adhérent et mettent en œuvre des stratégies de lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants au Burkina Faso.


Liban

Liban

Le Liban possède près de 4 millions d’habitants dont 25 % sont âgés de moins de 18 ans. La proportion d’enfants non scolarisés au niveau primaire est de 4 %, et 1.9 % des enfants libanais âgés de 5 à 14 ans sont victimes d’exploitation dans le travail (Données UNICEF – 2015).

Le Liban a ratifié plusieurs Conventions et Protocoles afin de renforcer sa politique de lutte contre l’Exploitation Sexuelle des Enfants à des fins Commerciales (ESEC) et ainsi promouvoir les droits des enfants à l’échelle nationale :

  • Le 14 mai 1989, le Liban a ratifié la Convention internationale des droits de l’enfant des Nations Unies (1989).
  • Le 8 novembre 2004, le Liban a ratifié le Protocole facultatif à la CIDE concernant la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants (2000).
  • Le 5 octobre 2005, le Liban a ratifié le Protocole additionnel à la CIDE contre la criminalité organisée et visant à prévenir, réprimer, et punir la traite des personnes, « Protocole de Palerme » (2000).

20120720_133626Depuis 2009, ECPAT France collabore avec l’association locale Dar Al Amal, engagée depuis sa création dans la défense des droits des femmes et des jeunes filles victimes de violences et d’abus sexuels. ECPAT France et Dar Al Amal agissent pour le renforcement de capacités des acteurs locaux de la protection de l’enfance, et mettent en place des programmes de prévention des risques liés à l’ESEC.


 

France

Actuellement, de nombreux éléments concourent à influencer la situation de l’exploitation sexuelle des enfants en France (transposition en droit français de directives européennes sur la traite des êtres humains et l’exploitation sexuelle des enfants, mise en place d’une mission interministérielle de lutte contre la traite des êtres humains avec un groupe spécial mineurs, débat actuel sur la pénalisation des clients de personnes en situation de prostitution, rapport du défenseur des droits sur les enfants et le monde numérique…). La complexité du sujet et son caractère évolutif impose une analyse en profondeur et une mise à jour des connaissances relatives à l’ESEC, grâce notamment à l’étude de la pratique des acteurs de terrain. Peu d’organisations travaillent sur l’ensemble des questions relatives à l’exploitation sexuelle des enfants, les principaux acteurs travaillant dans ce domaine visant davantage les adultes. Il existe relativement peu de documentation à ce sujet pour la France et les quelques études menées jusque là ont limité leur champ de recherche sur une thématique et une zone géographique particulières, notamment en raison de la difficulté d’accès à ce type de public, vulnérable et peu visible.

Projet ReACT

logo ReACTDepuis novembre 2015 et pour une durée de deux ans, ECPAT France coordonne le projet européen ReACT (REinforcing Assistance to Child victims of Trafficking), co-financé par la Commission européenne et développé avec quatre autres groupes ECPAT en Allemagne, Belgique, Pays-Bas et Royaume-Uni et l’Alliance des Avocats pour les Droits de l’Homme (AADH).

Le projet ReACT vise à renforcer l’accès à la justice ainsi que le droit à être protégé dans le cadre de procédures judiciaires pour les mineurs à risque ou victimes de traite. Pour cela, différentes activités sont développées de manière à cibler aussi bien les représentants légaux (tuteurs, administrateurs ad hoc et avocats) au contact des mineurs que les mineurs eux-mêmes. Plus d’information

Campagnes de sensibilisation

Affiche signalement

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JuninhoKaká

« Ne détournez pas le regard »logo_Don t look away

Cette campagne européenne est coordonnée par ECPAT France en partenariat avec 5 groupes ECPAT européens sur une durée de trois ans (2013-2016). La campagne vise à améliorer la protection des enfants face à l’exploitation sexuelle dans les voyages et le tourisme. Cette campagne avait commencé en septembre 2013 par des actions de sensibilisation dans le cadre de la Coupe du Monde de football 2014 célébrée au Brésil.  Actuellement, la campagne est axée sur la promotion d’une plateforme européenne de signalement des cas d’exploitation sexuelle des enfants, mise en place avec le soutien des polices européennes. De plus, des actions communes de sensibilisation, de formation, de plaidoyer et de capitalisation sont menées dans 16 pays d’Europe et 6 autres à l’international. En savoir plus.

Par le passé, ECPAT France a lancé diverses campagnes de sensibilisation en France et à l’international:

Campagne 2009_cyber pedopornographie

Campagne 2009_prostitution enfantine

Campagne 2009_tourisme sexuel

Campagne 2006Campagne 2003


Plaidoyer

Rapport-de-Suivi-sur-l'ESEC-en-France-2011---ECPAT-International-&-ECPAT-France-1

Rapport Global de Suivi de la situation en France

Ce rapport, réalisé par ECPAT France et International, permet d’évaluer les progrès accomplis quant à la réalisation des engagements pris par la France. De manière générale, il note le manque d’information chronique dans le domaine du rétablissement et de la réinsertion des victimes et préconise des actions en faveur d’un plan national d’action contre l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales.

logo-ministere_droit_des_femmesLa mission interministérielle pour la protection des femmes victimes de violences et la lutte contre la traite des êtres humains (MIPROF)

Un groupe de travail sur les mineurs victimes de traite a été créé au sein de la MIPROF, rassemblant les acteurs spécialisés dont ECPAT France, pour dresser un état des lieux des initiatives entreprises en France, recenser les bonnes pratiques et émettre des recommandations pour améliorer la prévention, protection et l’assistance des mineurs victimes. Cette mission interministérielle, créée en janvier 2013 et rattachée au Ministère des Droits des Femmes, représente une avancée importante en matière de lutte contre la traite des êtres humains. La France dispose ainsi enfin d’un mécanisme institutionnel, représenté par un coordinateur national, le Lieutenant-colonel Eric Panloup, en charge de mettre en œuvre un plan d’action national pour lutter contre la traite et d’assurer la coordination au niveau local, national et international des actions mises en œuvre par tous les acteurs institutionnels et associatifs pertinents.

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Le Collectif Ensemble contre la traite des être humains

ECPAT France est membre depuis 2008 du Collectif Ensemble contre la traite des êtres humains, un collectif de 25 associations françaises, coordonné par le Secours Catholique, engagées de façon directe ou indirecte auprès des victimes en France ou dans les pays de transit et d’origine de la traite. L’objectif du Collectif est de sensibiliser le grand public et mener des actions de plaidoyer auprès des décideurs politiques, français et européens pour renforcer les actions de lutte contre la traite des êtres humains. Pour en savoir plus sur la thématique de la traite, téléchargez le livret du collectif. ECPAT France participe aussi au sein d’autres collectifs et groupes de travail interministériels et inter-associatifs tels que le Groupe de travail DEI France et le Groupe EUROCEF. De même, l’association apporte son expertise aux travaux relatifs à l’exploitation sexuelle des enfants au sein ddes instances nationales (travaux parlementaires), européennes (Conseil de l’Europe et Union européenne) et internationales (Comité des droits de l’enfant et Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies) en collaboration avec le réseau ECPAT International.


Formation et renforcement de capacités

Dans le secteur touristique

Manuel de signalement en milieu hotelierManuel de signalement en milieu hôtelier

Dans une démarche d’accompagnement des professionnels du tourisme à l’identification et au signalement de cas d’exploitation sexuelle des enfants dans les voyages et le tourisme, un manuel de mise en place de procédures de signalement en milieu hôtelier a été crée par ECPAT France, le groupe ACCOR, la Direction de la Coopération Internationale (DCI) et l’Office Central de Répression des Violences aux Personnes (OCRVP). Avec leur soutien, le projet a pour objectif de combattre le tourisme sexuel impliquant des enfants en associant à la fois des formations pour les professionnels du tourisme et la mise en place de procédures de signalement des auteurs d’infraction sexuelle sur mineurs. Un protocole d’accord formalisant les obligations et la coopération entre partenaires a été signé le 5 juin 2012 dans les locaux de la DCI en présence de l’ensemble des acteurs impliqués. Cet événement a été l’occasion de discuter de la présentation de cet outil auprès d’instances intergouvernementales afin de renforcer les moyens d’action contre ce phénomène. Le manuel est progressivement mis en oeuvre dans plusieurs pays.

intervention milieu scolaireInterventions en milieu scolaire

ECPAT France intervient à la demande des établissements d’enseignement des filières tourisme et hôtellerie pour renforcer la formation des étudiants sur la lutte contre le tourisme sexuel impliquant des mineurs et diffuser du matériel d’information et de sensibilisation. A défaut d’intervention directe au sein de l’établissement, un coffret pédagogique de formation à la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants dans les voyages et le tourisme est à disposition des enseignants des filières concernées.

Formation en ligne Petit Futé

Formation en ligne

Accessible en ligne sur http://ecpat.petitfute.com, cet outil s’adresse aux professionnels du tourisme afin d’assurer une formation pérenne à leurs employés. Elle permet aux agents de voyage, aux tour-opérateurs, aux directeurs, gérants et professionnels de structures touristiques de se former et de s’auto-évaluer sur la thématique de la protection des enfants contre l’exploitation sexuelle dans le tourisme. Cette formation en ligne est composée d’un module de base et de trois modules spécifiques en fonction du poste visé.

Dans le secteur judiciaire

Guide de bonnes pratiques_BPMGuide de bonnes pratiques pour les services de police

En collaboration avec la Brigade de Protection des Mineurs de Paris, ECPAT France a produit un guide de bonnes pratiques intitulé “L’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales: détecter les victimes et initier les enquêtes” à destination des services de police et de gendarmerie de France. S’inspirant des bonnes pratiques et de l’expérience de la Brigade, l’objectif de ce guide est de renforcer les moyens de lutte contre ce phénomène en France en sensibilisant les services de police et en renforçant la coopération des acteurs institutionnels et associatifs travaillant à des niveaux différents à la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales. Ce livret a été financé dans le cadre de la campagne The Body Shop menée jusqu’en 2011. Déployé dans le cadre d’une première phase test dans les comissariats de six arrondissements parisiens, il a été positivement accueilli par les policiers, démontrant l’utilité d’un accompagnement des services de police sur cette thématique. En 2013, ECPAT France va travailler à sa diffusion au niveau national avec l’aide du Ministère de l’Intérieur.

Droitcontrelatraite Site Droitcontrelatraite.com

ECPAT France et LexisNexis France, éditeur juridique de référence, ont initié un partenariat dans le but de mettre en place le site www.droitcontrelatraite.com spécialisé sur la problématique de la traite des êtres humains afin d’informer le plus grand nombre de personnes et aider les professionnels du droit à lutter contre ce phénomène. Destiné principalement aux membres du secteur associatif ainsi qu’aux professionnels du droit, ce site fournit depuis 2013 des informations et des outils juridiques (jurisprudence, cadre normatif, annuaire spécialisé, actualités et flux RSS thématiques) pour aider les professionnels du droit et acteurs spécialisés à accompagner les personnes en situation de traite et d’exploitation.